C’était hier (1) – À propos Régions, fusion de Régions… Jean-Pierre Masseret, Adrien Zeller, Gérard Longuet, Pierre Pflimlin

(Par Pierre Klein) – À propos : Régions, fusion de Régions…
Jean-Pierre Masseret, Adrien Zeller, Gérard Longuet, Pierre Pflimlin

« Le regroupement avec l’Alsace est jugé « problématique ». »
« Abracadabrant » et « scandaleusement bête ». C’est en ces termes que Jean-Pierre Masseret exécute le rapport du comité Balladur, qualifié d’«enfumage général». Selon le président (PS) du conseil régional de Lorraine, les préconisations émises sont hors sujet : « S’il y avait quelque chose à espérer de cette réflexion, c’était de clarifier les compétences entre collectivités, de désigner des chefs de file dotés de moyens pour mener l’action. » Partant de là, il balaie une possible fusion de l’Alsace et de la Lorraine : « Ça n’apportera rien si on ne règle pas la question des compétences. Et si je dois travailler avec des partenaires, c’est vers le Luxembourg, la Sarre, la Wallonie que je me tourne. C’est ça, l’avenir de la Lorraine.»
À Strasbourg, on est presque sur la même longueur d’ondes. Fusionner, « ce n’est pas mon sujet et ce ne sera à l’ordre du jour nulle part », tranche le président (UMP) du conseil régional, Adrien Zeller. Ce farouche décentralisateur estime que « si le comité Balladur avait fait le tour d’Europe des régions qui gagnent, il aurait vu qu’elles ont de pleines compétences en matière d’emploi, de formation et de développement durable, et que des régions plus petites que l’Alsace sont bien plus prospères ».
Sénateur (UMP) de la Meuse et membre du comité Balladur, Gérard Longuet admet que «la course à la taille des régions n’est pas une priorité absolue» et qu’une fusion Alsace-Lorraine serait « problématique » : « Le vrai débat, il est dans les relations entre l’Etat et les régions. Il faut que l’Etat reconnaisse que son interlocuteur, c’est la région. » … 
Extraits d’un article du Journal
Libération de Thomas Calinon, daté du 27 février 2009 à 06:51.

Source : http://www.liberation.fr/france/2009/02/27/soupcons_344922

Pierre Pflimlin et le découpage régional : « Les découpages en régions, qui se sont multipliés au point que la carte régionale de la France était devenue, avant que l’on essaye récemment d’y introduire quelque cohérence, un puzzle inintelligible, tiennent rarement compte des limites provinciales. À la vérité, la province appartient au passé et la région n’est encore qu’une vue d’avenir. L’Alsace, presque seule, est à la fois province et région. Tout le monde reconnaît, pour s’en inquiéter ou pour s’en réjouir, son unité et sa personnalité. » Pierre Pflimlin, René Uhrich in L’Alsace destin et volonté, Calmann-Lévy, Paris, 1963, dans l’avant-propos

Rappelons le décret Pflimlin de 1955 qui est à l’origine de « programme d’action régionale » avec pour objectif de « promouvoir l’expansion économique et sociales des différentes régions et qu’en 1956 un arrêté ministériel définissait les circonscriptions régionales au nombre de 21 dont l’Alsace (seule). La Corse faisait partie de la région Provence dont elle a été détachée par la suite.